dimanche 8 février 2015

Pat'Apouf détective par Conversin, Gulcis et Ballofet

Pat’Apouf détective de Michel Conversin, Gulcis et Jean-Philippe Ballofet (5e partie)

On s’en souvient, Jean Ache, décédé en décembre 1985, a scénarisé et dessiné les 23 premières planches de l’épisode La Perle noire de Gengis Khan publiées dans Le Pèlerin Magazine. L’épisode complet paraît du n° 5371 au n° 5393, du 08/11/85 au 11/04/86
C’est Michel Conversin qui lui succède pour la fin de l’épisode, du mois d’avril 1986 au mois de septembre 1986. 


Le jeune artiste va encore réaliser deux autres épisodes :
-          Pat’ Apouf La Main pourpre (du 3 octobre 1986 au 14 août 1987)  
-          Pat’ Apouf contre Docteur M.  (du 21août 1987 au 24 juin 1988, soit 45 planches)
Pat’ Apouf a un peu changé d'aspect physique. Son visage est un peu plus bouffi, sa mèche de cheveu au sommet du crâne est plus caricaturale. Il est accompagné par une chienne basset nommée Pénélope. Jacky est maintenant un grand lycéen qui porte des pantalons et il a présenté à son "oncle" Sonia Leprince, sa camarade de lycée, dont les parents ont disparu dans l'épisode La Main pourpre. Sonia est encore présente dans Pat’ Apouf contre Docteur M. et plusieurs personnages féminins apparaissent  dans cet épisode, en particulier l’inspecteur Caroline Morgan qui va aider le détective à délivrer Jacky et Sonia, prisonniers du diabolique docteur M. et de son assistante non moins diabollique Mademoiselle Harp. Notons que la mise en couleur des planches est due à Anne Delobel, déjà coloriste de  La Perle noire de Gengis Khan.    


Du 1er juillet 1988 au 27 juillet 1990, Pat’Apouf passe encore en d’autres mains. Gulcis, c’est le pseudonyme de Guy Vidal, scénariste connu et fameux rédacteur en chef du journal Pilote rédige maintenant les histoires et c’est Jean-Philippe Ballofet qui les dessine Il s’agit, en fait, de Philippe Callens, journaliste à Libération (qui utilise en outre le pseudonyme de Phil Casoar pour ses chroniques dans Fluide Glacial). On connaissait déjà son style graphique proche de celui de Louis Forton dans les  Pieds Nickelés et  Bibi Fricotin. (N’a-t-il pas publié Les Aventures épatantes et véridiques de Benoît Broutchoux, texte et dessins de PHIL, documentation et recherche historique : Stéphane Callens ? C’était pour Le Terrain Vague en 1979, l’histoire d’un anarcho-syndicaliste qu’ignoraient probablement les responsables du  Pèlerin Magazine.).
Gulcis et Ballofet réaliseront les deux derniers épisodes des aventures de Pat’Apouf détective.


-          Pat’Apouf et les disparus de Jolibois
44 planches du 1er juillet 1988 au 28 avril 1989. (N° 5509 au N° 5522)
Alors que Pat’Apouf et Jacky croyaient passer de paisibles vacances dans le tranquille village de Jolibois, voici que les disparitions se multiplient. Le détective et son « neveu », (lequel neveu a rajeuni et porte des culottes courtes) recherchent les disparus et s’intéressent tout particulièrement au comte Gaétan, propriétaire d’un château et passionné de théâtre.  
Album aux éditions Le Taupinambour en 2013.

-          Pat’Apouf et le Musée de l’Europe
44 planches du 5 mai 1989 au 27 juillet 1990.
Album aux éditions Le Taupinambour en mai 2013. 65 pages.
Lors de l’inauguration du Musée de l’Europe à Colmar, les officiels constatent que toutes les œuvres prestigieuses exposées ont disparu. A la demande du ministre de l’intérieur, Pat’Apouf enquête et entraîne Jacky pour les besoins de son enquête vers plusieurs grandes villes européennes : Barcelone, Lisbonne, Madrid, Irun, Naples, Athènes, Londres, Dublin, Bruxelles, Paris… Mais est-ce bien nécessaire d’aller si loin ? On devine que la solution est peut-être plus simple qu’on ne le croit si l’on relit La Lettre volée d’Edgar Poë.



    

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