jeudi 22 mars 2018

Jany Saint-Marcoux (1920-2002) : Bibliographie


Jany Saint-Marcoux, romancière appréciée des jeunes filles : Bibliographie  


1952 : La Duchesse en pantoufles Ill. Guy Sabran G. P., Bibliothèque Rouge et Or. Rééd. 1958
1952 : Le Secret de Pierres-Noires : Domino, Ill. Pierre Rousseau G. P., Bibliothèque Rouge et Or. Prix Montyon de l’Académie française 1953.
1953 : Les Sept Filles du roi Xavier : Murièle, Ill. Marcel Bloch G. P., Bibliothèque Rouge et Or
1954 : L’Oubliée de Venise : Carina Ill. Guy Sabran  G. P., Bibliothèque Rouge et Or. Autre édition G.P. : coll. Super 1000
1954 : Princesse Cactus : Janylène, Ill. Félix Lacroix G. P., Bibliothèque Rouge et Or. (Prix du Salon de l'Enfance, 1954)
1955 : Le Voleur de lumière : Mirentchou, Ill. Guy Valdès G. P., Bibliothèque Rouge et Or. Nouvelle édition : Hachette Coll. Idéal Bibliothèque, Ill. François Batet, 1970.
1955 : Fanchette : le Jardin de l'Espérance, Ill. Guy Valdès G. P., Bibliothèque Rouge et Or.
1956 : Aélys et la Cabre d'Or, G.P., Ill. Gaston de Sainte-Croix Bibliothèque Rouge et Or. (Prix Montyon)
1956 : Les Chaussons verts : (Michèle des îles), Ill. Gaston de Sainte-Croix G. P., Bibliothèque Rouge et Or. Rééd. 1966, G.P.


1957 : Le Château d'algues, Ill. Paul Durand G. P., Bibliothèque Rouge et Or. Autre édition G.P. : coll. Super 1000. Nouvelle édition : Hachette, Hachette Coll. Idéal Bibliothèque, Ill. Michel Jouin, 1969.
1958 : Le Diable doux, Ill. Gilles Valdès G. P., coll. Rouge et Or Souveraine.
1959 : La Guitare andalouse, Ill. Jean Sidobre G. P., coll. Rouge et Or Souveraine. Nouvelle édition : Hachette, 1968. Coll. Idéal Bibliothèque et Bibliothèque Verte
1959 : La Caravelle, Ill. Daniel Dupuy G.P., coll. Rouge et Or Souveraine.
1961 : Cet été-là..., Ill. Daniel Dupuy G. P., coll. Rouge et Or Souveraine.
1961 : Espoir en 33 tours, Ill. Daniel Dupuy G. P., coll. Rouge et Or Souveraine. Deux 1ère de couv différentes. 1 : Joël et sa trompette 2 : La chanteuse Sylvie
1961 : Un si joli petit théâtre, Ill. Michel Gourlier G. P., coll.Rouge et Or Souveraine. Rééd. G.P. 1970.
1962 : Aniella, Ill. Gilles Valdès G. P., coll. Rouge et Or Souveraine.
1963 : Le Jardin sous la mer, Ill. Daniel Dupuy Société nouvelle des éditions G. P., coll. Rouge et Or Souveraine.


1964 : Criss ou J'étais une idole, Ill. Daniel Dupuy Société nouvelle des éditions G. P., coll. Rouge et Or Souveraine. Diplôme Loisirs jeunes, 1965.
1965 : Mon village au bord du ciel, Ill. Gilles Valdès Société nouvelle des éditions G. P., coll. Rouge et Or Souveraine.
1966 : La Princesse endormie : ce Mexique dont je rêvais, Ill. Michel Gourlier Société nouvelle des éditions G. P., coll. Rouge et Or Souveraine.
1967 : Ma tendre panthère, Ill. Maurice Paulin coll. Souveraine Presses de la Cité Département G.P. .
1968 : Mon Château des Baléares, Ill. Michel Gourlier G. P., coll. Rouge et Or Souveraine.
1969 : Pour qu'un cœur batte encore, Ill. Gil Pascal G. P., coll. Olympic.
1970 : Corinne qui voulait danser, Ill. Jean Reschofsky G. P., coll. Rouge et Or Souveraine.
1971 : Corinne et son prince, Ill. Jean Reschofsky G. P., coll. Rouge et Or Souveraine.
1973 : Le Temps d'une chanson, Ill. François Carage Hachette coll. Idéal Bibliothèque
(Nouvelle édition de Criss ou J'étais une idole)






mercredi 21 mars 2018

Saint-Marcoux (1920-2002), romancière appréciée des jeunes filles des années 50-60


Jany Saint-Marcoux (1920-2002), romancière appréciée des jeunes filles

Jany Saint-Marcoux (1920-2002) est une romancière dont les principales œuvres destinées aux jeunes filles sont parues aux Editions G.P. de Paris entre 1952 et 1973.
Après avoir été journaliste dans un grand quotidien de province, Jany Saint-Marcoux publie dans la « Bibliothèque Rouge et Or » un premier roman, La Duchesse en pantoufles dont l’action se situe dans la baie du Mont Saint-Michel où l’auteur a vécu sa petite enfance.
Encouragée par un premier succès, elle va pendant une vingtaine d’années gratifier les « Bibliothèque Rouge et Or » puis « Souveraine » (à partir de 1957) de 26 récits qui font d’elle la locomotive et le solide pilier des Editions G.P.  Le récit Pour qu’un cœur batte encore qui traite en 1969 du grave problème des dons d’organe et de la transplantation cardiaque est publié dans la collection « Olympic », toujours chez G.P.
Elle épouse en 1958, le romancier Jean Sabran qui, sous le pseudonyme de Paul Berna,  est depuis longtemps un autre pilier des mêmes éditions. Toutefois, tandis que Paul Berna introduit les milieux populaires et ouvriers dans ses récits, Saint-Marcoux choisit plutôt ses héroïnes dans les classes moyennes, voire bourgeoises ou d’origine aristocratique. Elle évoque tout de même des activités agricoles ou d’élevage et l’exploitation des algues.


Les lieux de l’action sont variés et permettent parfois de valoriser plus ou moins un site ou une région : La baie du Mont Saint-Michel (La Duchesse en pantoufles), L’Alsace et les environs du Haut-Koenigsbourg (Les Sept filles du roi Xavier), le Périgord, la Dordogne et la ville de Brantôme (Domino Le Secret de Pierres-Noires), le pays basque (Le Voleur de lumière), la Provence (Aélys et la cabre d’or), Toulouse (La Caravelle).
Toutefois, Paris et ses environs sont des lieux privilégiés : Montmartre (Fanchette), l’île Saint-Louis (Les Chaussons verts), la Place des Vosges (Le Diable doux),  Paris et l’île de la Grande-Jatte (Espoir en 33 tours), le quartier parisien du Marais (Criss ou j’étais une idole), Paris et la Provence (Un si joli petit théâtre), Paris, sa banlieue et ses grands ensembles (Mon village au bord du ciel). Paris est encore choisi pour les deux épisodes de Corinne.
Les îles offrent aussi un cadre  de choix. Outre les îles parisiennes de Saint-Louis et de la Grande-Jatte, on découvre en Bretagne, l’île de Sein (Le Château d’algues), l’île de Ré (Cet été-là…) et au bord de la Méditerranée, l’île de Porquerolles (Le Jardin sous la mer) sans oublier les îles Baléares (Le Château des Baléares).
On sort de l’Hexagone pour la Tunisie (Princesse Cactus), Venise et l’Italie (L’Oubliée de Venise), l’Espagne et L’Alhambra de Grenade (La Guitare andalouse), L’Espagne et l’Italie, Séville, Rome et Milan (Aniella), (Le Mexique et la civilisation maya du Yucatan (La Princesse endormie).
Le pittoresque de certains lieux  ne doit pas cacher le fait que Saint-Marcoux ancre ses récits dans un cadre réaliste et qu’elle aborde des sujets d’actualité parfois graves : rééducation des grands handicapés (Le Voleur de lumière), création des villages d’enfants (L’Oubliée de Venise), l’alcoolisme du père et la possible guérison (Aniella), l’emprisonnement du père (Cet été-là), la vie dans les grands ensembles (Mon village au bord du ciel). Cette entrée dans la modernité se confirme avec le récit très documenté sur la construction de La Caravelle par Sud-Aviation. La recherche sous-marine sous-tend l’intérêt du roman Un jardin sous la mer.


En 1972, Jany Saint-Marcoux passe de l’écriture de romans à la direction de collections, d’abord chez Hachette (ce qui facilite la nouvelle édition de trois de ses récits dans la collection « Idéal Bibliothèque », rivale de la « Bibliothèque Rouge &t Or », puis chez Tallandier en 1976.
On oublié aujourd’hui l’immense succès de ces romans solidement construits, à la fois dramatiques, sentimentaux et communiquant un amour de la vie. Ils sont écrits lors de la meilleure période de ce que Jean Fourastié a appelé « Les Trente Glorieuses », une période où l’on salue d’autant mieux les progrès économiques, techniques et scientifiques que les guerres (en Indochine ou en Algérie) sont occultées ou  franchement ignorées par l’ensemble de la population.
Certes, Saint-Marcoux utilise ses talents de journaliste soucieuse d’une documentation irréprochable au service de sa création, mais la France et la société qu’elle décrit est globalement conservatrice surtout dans la représentation de l’épouse et de la mère de famille (quand elle est encore en vie…).

C’est dans les récits présentant les vocations artistiques que les jeunes filles semblent disposer de plus de liberté et d’invention créatrice, même si Saint-Marcoux assurait qu’elle voulait démythifier les milieux séduisants et prestigieux de la danse, du chant et du spectacle. On ne sait si, à l’égard de ce monde, elle cède à la fascination ou à une certaine réserve prudente.
Espoir en 33 tours raconte à la fois l’ascension artistique de Sylvie Duriel, élève du conservatoire, pianiste virtuose des « Préludes » de Liszt, ce qui lui vaudra l’enregistrement d’un microsillon 33 tours et celle de son ami, l’adolescent Joël, un as de la trompette de jazz. ((D’où la parution deux jaquettes pour ce roman, l’une avec Sylvie, l’autre avec Joël).     
      

Mais peut-être en raison d’une sorte de puritanisme chrétien et d’une époque encore pudibonde et timorée (nous sommes en 1960), l’élan des cœurs ne se concrétise pas dans l’élan des corps et c’est sans doute ce qui surprendrait le plus les lectrices d’aujourd’hui. Le plus petit contact physique semble exclu.
Dès 1993, Nic Diament ajoute une autre raison au vieillissement de ces récits : « Leur ancrage dans la réalité des années soixante, qui a été une raison de leur succès, les date inexorablement, et leur sentimentalité appuyée en plaît plus aux lecteurs actuels. » écrit-elle dans son « Dictionnaire des écrivains français pour la jeunesse, 1914-1991 »       
Criss ou j’étais une idole (réédité en 1973, chez Hachette sous le titre Le Temps d’une chanson) décrit admirablement et techniquement la « fabrication accélérée dune idole des jeunes. Heureusement, la chanteuse Christelle, au-delà du tourbillon de « triomphes mouvementés » saura raison garder et comprendre qu’une carrière se construit lentement et difficilement.
Corinne qui voulait aller danser s’engage effectivement dans une carrière de danseuse et Corinne et son prince doivent apprendre que le bonheur ne se confond pas avec la gloire. Marie-Bé réussit des débuts convaincants dans Un si joli petit théâtre et déjà dans Les Chaussons verts, Michèle commence une ascension de future étoile de la danse, de ballerine… mais elle renonce à sa carrière. Dans Le Diable doux, c’est à un studio de cinéma qu’accède la pétulante Tichou qui tourne un film « sous la direction du célèbre metteur en scène Bartruc ».
Les romans de Saint-Marcoux ont été traduits en de nombreuses langues.   
  

        

samedi 3 mars 2018

La romancière L.N. Lavolle (Hélène Chaulet, 1914-1994) et ses nombreux ouvrages


La romancière L.N. Lavolle (Hélène Chaulet, 1914-1994), alias Claude Bailly, alias Denise Glize

Petite fille de Paschal Grousset, alias André Laurie, collaborateur de Jules Verne, la romancière Hélène Chaulet , fille de médecin, cadette de sept enfants, a grandi en Inde  avant de rentrer en France (à Paris et dans les Landes) où elle épouse un ingénieur français. Grande voyageuse, polyglotte, passionnée d’histoire, d’archéologie et d’ethnologie, celle qui utilisera surtout le pseudonyme de L.N. Lavolle introduira dans ses nombreux romans sa connaissance du monde, en particulier de l’Asie et de l’Orient, et son esprit de tolérance. Le cadre historique et géographique de ses romans s’inspirera directement de ce qu’elle a vu et vécu dans des pays aussi divers que l’Italie, l’Espagne, la Turquie, la Grèce, l’Egypte, l’Afghanistan, l’Iran, l’Irak, le Soudan ou la Chine,   

D’abord, des éditeurs catholiques

Elle publie d’abord ses récits chez des éditeurs catholiques (ce qui lui vaudra peut-être l’ignorance voulue ou la sous-estimation de son œuvre par les critiques strictement laïques, bien que leur contenu seulement humaniste et antiraciste n’ait rien à voir avec un quelconque prosélytisme).


Chez Desclée de Brouwer, dans la collection « Belle humeur », L.N. Lavolle publie 4 de ses récits. D’abord Le Conquérant de Golconde (1957) dont l’action se situe en Inde. Puis Habib Oullah et les quarante voleurs (1958), Le Monde de l’or noir (1960) évoquant l’Iran, avant  L’Ombre du pharaon paru en 1963, un voyage dans l’Egypte ancienne, au temps d’Aménophis IV qui deviendra Akhénaton.

Chez l’éditeur Fleurus, L.N. Lavolle est présente dans trois collections.
La collection « Jean-François » (Fleurus/Gautier-Languereau), plutôt destinée au garçons édite quatre de ses romans.  En 1956, L’Emeraude du Grand Mogol, première évocation de l’Inde ancienne, un récit republié en feuilleton en 1961 dans l’hebdomadaire Lisette,  illustré par Marcello. Un tailleur de pierres précieuses pour un prince hindou cherche à sauver d’un grave danger les parents du prince et les emmène dans la jungle…  On prépublie L’Onagre [à la robe] d'argent dans Âmes Vaillantes, début 1957, un récit publié en volume en 1958, contant les aventures en Iran d’une petite bergère et d’un fauconnier.
Nuno de Nazaré (au Portugal) paraît en 1959 et Aventures sur le Nil en 1962. Nuno, le fils de pêcheur répare une barque et s’embarque avec ses amis pour la pêche mais gare au raz de marée ! Dans l’hebdomadaire catholique Bernadette édité par la Bonne Presse, L.N. Lavolle  publie à la même époque L’Enfant du fleuve, inspiré par le fleuve Nil et illustré par Pierdec (alias Pierre Decomble).  

Dans la collection « Monique » destinée aux filles, L.-N. Lavolle, propose plusieurs récits parfois prépubliés dans les journaux du groupe Fleurus. Les Sorcières de la mer (1959), illustré par Alain d’Orange, est centré sur le sort de la petite Cinghalaise Nola, capable de plonger dans un lagon à la recherche des perles, de capturer et d’apprivoiser des dulongs, dans un milieu marin souvent dangereux. Un an plus tard, la romancière publie L’Indien aux yeux clairs, illustré par Jean Le Moing. La petite française Nelly, fille du consul de France à Bombay, découvre la misère de l'Inde, la situation tragique des "hors-castes", la rivalité religieuse des Hindous et des musulmans. 
L’éphémère collection « Caravelles »  (1957-1958) présente l’exotique Mango..



Chez Gautier-Languereau, paraissent plusieurs romans dans la « Bibliothèque bleue » ou Nouvelle Bibliothèque de Suzette » qui réédite Nuno de Nazaré. dans la "Bibliothèque bleue" en 1964. Après avoir publié Le Magicien d’Istanbul (1961) L.N. Lavolle, toujours attachée à la véracité du cadre historique ou géographique de ses récits, crée le personnage récurrent de Nathie, dont les aventures internationales débutent avec Nathie en Chine en 1962, Deux enfants chinois ont perdu leurs parents lors d’une migration à Hong Kong. Après bien des péripéties, ils sont accueillis dans la famille du consul de France grâce à la générosité de Nathie. Lors d’un voyage à Formose, ils retrouvent leurs parents.
Nathie réapparaît  en Crète, pays du roi Minos et de sa capitale Cnossos, avec Nathie et le Minotaure (1963), avant Nathie en Iran (1965). Les trois volumes sont illustrés par Georges Pichard, tout comme Le Magicien d'Istanbul publié en 1961.
Toujours chez Gautier-Languereau, la série « 3 romans » publie encore, en 1974, Nuno de Nazaré, Le Génie des forêts (1976) et Les Nouveaux esclaves (1978).

Dans la « Bibliothèque de l’Amitié »


Avant même la naissance de la collection « Bibliothèque de l’Amitié », les éditions de l‘Amitié-G.T Rageot publient, dans la collection "Heures joyeuses", Nothi, fils de l’Inde (1958) en quête de son ami, le grand éléphant Chaudru qu’il ne retrouvera qu’en se faisant coolie et après avoir traversé le Bengale avec des baladins.
Auteur-clé de la collection, la grande voyageuse polyglotte L. N. Lavolle accorde généreusement une quinzaine de titres à la collection, entre 1959, quand elle publie L'Etang perdu (quand deux enfants de l’immense forêt landaise défendent la faune et la flore de leur pays, 105 000 exemplaires auront  été vendus en 1981) et 1974, pour Énigme à Madère, quand Norman se mêle à la vie des jeunes pêcheurs portugais. L’auteur remporte le Grand Prix du Salon de l’enfance en 1960 pour Les Clés du désert, un beau roman qui ressuscite la civilisation sumérienne de Mésopotamie à travers l’histoire fabuleuse de Nina, la petite chanteuse. (L’ouvrage reparaîtra dans la collection "Bibliothèque de l'Amitié-Histoire").   
Les publications s’enchaînent : La Porte de jade (1961), ouverte sur « la route de la soie », avec Nane et Nourman joints aux Kasaks nomades pour retrouver leur pays, Les Secrets de la lande (1963) (quand Bertrand est subitement transplanté dans les Landes). Ce sont aussi les Landes qui servent de cadre à L’Etang perdu en 1964 (deux enfants landais veulent sauver la faune et la flore de leur région) et la collection « Les Maîtres de l’aventure » publie plus tard Le Prince des Landes.
L’Île née de la mer (1964) commence en Inde en 1947 quand des bandes d’enfants livrés à eux-mêmes vont pouvoir se réfugier dans les îles Maldives, grâce à la bonté du capitaine d’un boutre,  Le Lis de la mousson (1965, quand la pauvre Indienne Naurouzi aimerait bien faire pousser des lis sur les rivages du lac Dal, au Cachemire). Paraît Le Boléro d’or (1971, quand le jeune Landais Niceto veut être toréro et conquérir le trophée pour conquérir l’estime des autres... Il faut ajouter un volume signé Claude Bailly en 1963 : Nicolo et le lézard bleu.
Le blog vient de présenter un autre livre de Claude Bailly : Passage Saint-Ange paru dans la collection « Le Livre TV » Cette collection« Le Livre TV » permet à Hélène Chaulet d’être doublement présente grâce à L’Otage de Rome signé L.N. Lavolle (quand Constantin, le futur empereur de Rome séjourne en Sicile) et à Passage Saint-Ange, signé Claude Bailly.
Dans la "Bibliothèque de l’Amitié-Histoire" qui publie 6 titres par an, l’Antiquité est bien représentée grâce aux récits de L.-N. Lavolle. Par exemple, L'Acrobate de Minos publié en  1966 ou Les Perles de Cléopâtre, en 1968 (quand l’enfant Ptolémée, souverain légitime d’Egypte, souffre des ambitions et des manœuvres de César et de Cléopâtre)., par exemple,
Après la publication de L’Acrobate de Minos (réédité dans deux autres collections), Il faut ajouter deux récits inspirés par l’Inde ancienne : L’Ami du Grand Mogol (1970) et A l’ombre du Grand Mogol (1970). Terminons par Les Fils du soleil publié en 1973.
La collection Jeunesse Poche » redonne une chance au récit Afghanistan (DDB, 1958) grâce à Émeutes à Kaboul (1971)



Chez G.P. Rouge et Or, Hachette et Duculot


Chez G.P., Rouge et Or, dans la collection « Souveraine », en 1968 et 1969, L.-N. Lavolle propose L’Évadé de Carthage (1968) et Le Cheval des ténèbres (1969), avant L'Affaire du Miqueou. Dans la collection « Spirale » paraissent Les Baladins d’Anatolie (1971) et Menaces sur l’inventeur.
    Toujours chez G.P., la collection « Olympic » attend 1974 pour publier L’Expédition de l’Intrépide, un récit maritime.
Les éditions Hachette ont ouvert leur « Bibliothèque rose » dès 1952 puisqu’elle y publie Sous le ciel de l’Inde, réédité en 1958. Il  faut faire un saut jusqu’en 1966 pour rencontrer Le Bois des Quatre-Vents, publié dans la collection « Idéal Bibliothèque » .
Dans la collection « Travelling » des éditions Duculot, les pays du Tiers Monde sont présents, comme l'Inde, vue autant à travers ses mythes et ses réalités, dans le roman de L.N. Lavolle (comme Le Paria). Deux autres volumes paraissent : en 1974 : Le Feu des mages et, en 1977, Le Village des enfants perdus.
Les ouvrages de L.N. Lavolle ont reçu de nombreux prix et ils ont été traduits dans de nombreux pays, notamment l’Afrique du Sud, Le Danemark, La Grande-Bretagne, Les Pays Bas, La Norvège, La Suède, Les Etats-Unis, L’Espagne, L’Italie…



mercredi 28 février 2018

Passage Saint-Ange, un roman de Claude Bailly (Hélène Chaulet, 1914-1994), alias L.N. Lavolle


« Le Livre tv » : Passage Saint-Ange de Claude Bailly (Hélène Chaulet, 1914-1994), alias  L.N. Lavolle, alias Denise Glize

Passage Saint-Ange, un récit de Claude Bailly, publié en 1964 dans la collection « Le Livre tv » sous le n° 11, aux éditions de l'Amitié, illustré par J. Daynié, a des aspects qui devraient interpeller les lecteurs d’aujourd’hui.
Précisons d’abord que Claude Bailly est un des pseudonymes d’Hélène Chaulet (née au Vietnam en 1914, décédée à Biarritz en 1994), passionnée d’archéologie et d’ethnologie, grande voyageuse. Elle est surtout connue sous pseudonyme de L.N. Lavolle (L.N. pour Hélène) et sous celui, plus rare, de D. Glize (pour Émeutes à Kaboul en 1971).


L’action de Passage Saint-Ange, dans le 17e arrondissement de Paris, se situe dans un quartier populaire aujourd’hui disparu (ou plutôt complètement transformé en une impasse bordée de hauts immeubles modernes et d’arbres, entre l’Avenue de Saint-Ouen et la Rue Jean Leclaire).
Comme toujours dans ses romans, avec un grand souci documentaire, Claude Bailly écrit, p. 8 : « Les lampadaires éclairaient  les 3 blocs rouges des H.L.M., les trottoirs jonchés de poubelles et de détritus, et, plus loin, les masures du passage Saint-Ange, qui venaient buter contre le haut mur que les enfants nommaient entre eux la Citadelle ».


Ces enfants d’origines ethniques très diverses (Maghrébins, Arméniens, Chinois, Iraniens, Polonais, Hongrois, Italiens, Portugais) se nomment Jacinto, Dominik, Berjouk, Bela, Satvi, Reza, Nam et Clara. Ces enfants du Clan des chats (parce que l’eau à l’hôtel est coupée très tôt), formait « une jeunesse grouillante, mal lavée, mal peignée, qui devait se coucher sans se donner la peine de se déshabiller » et qui ne mangeait pas à sa faim. Elle s’oppose parfois aux enfants des H.L.M. rouges, habitants légaux et bien nourris.  Le Clan des Chats récupère des bouteilles dans les poubelles pour les vendre à un marchand du quartier.
Parce que la cage d’Akbar, un mainate apprivoisé et une radio transistor portative ont disparu, la police soupçonne les enfants du quartier qui redoutent qu’elle découvre que les habitants vivent « dix ou douze par chambre ». « Les chambres d’hôtel changeaient sans cesse d’occupants. Passage Saint-Ange, les gens achetaient trois ou quatre heures de sommeil, comme d’autres achètent un morceau de pain » (p. 26). Nicole, une fille des H.L.M., déclare à Jacinto, chef du Clan des Chats, le plus apte à comprendre les nombreuses langues du quartier,  que « la citadelle sera bientôt démolie puisqu’on va raser les taudis du passage, avec leurs puces et leurs punaises (…) pour y bâtir d’autres H.L.M. ».  Il est vrai que le passage est une « ruelle putride aux rigoles stagnantes d’eau de lessive, aux tas de légumes pourris, lancés par des mains négligentes du haut des fenêtres. »  
Quand la police visite les hôtels, les occupants en situation irrégulière ont eu le temps de fuir mais Jacinto, l’adolescent portugais de 13 ans, est emmené au poste … où. il joue bientôt aux cartes avec les agents ! En fait, seuls le chat de gouttière Nakib et le chien Nabi qui sert de guide à l’aveugle Clara ont aperçu le voleur.


Dirigé cette fois par le jeune Chinois Nam, le Clan des Chats décide de faire des recherches au marché aux puces de Saint-Ouen pourtant très éloigné. Il faut traverser le boulevard périphérique avant d’arriver aux roulottes de tziganes où la jeune aveugle Clara chante accompagnée par le guitariste tzigane Matéo, l’oncle de Bela, qui reconnaît en elle une grande artiste. Un journaliste de la télévision assiste à la scène... Les enfants se dispersent pour visiter les brocanteurs de la Porte de Clignancourt, d’autres, le coin de la cité Jules-Vallès ou le marché Paul Bert.
En revenant vers une fête foraine, les enfants entendent des cris. C’est le chat Nakib et son ami le chien Nabi qui provoquent le singe dressé Joko et mettent son dompteur en fureur. En fait, Joko a fait une fugue la nuit dernière et c’est lui qui a pris la cage d’Akbar et le poste de radio. Le Clan des Chats est soulagé.           
Mais Clara a disparu. Le Clan des Chats se rend au poste de police, récupère Jacinto et demande que l’on retrouve Clara. Les recherches sont vaines jusqu’au moment où les enfants et les adultes du quartier se tenant devant trois appareils de télévision d’un bazar du passage regardent un reportage intitulé « Une heure au marché aux puces ». Soudain, le documentaire se termine sur le chant d’une enfant à la voix inoubliable et merveilleuse : c’était Clara accompagnée par le guitariste Matéo.


Ce roman, sans être pesant, prône la tolérance et la solidarité, des qualités aussi mises à mal aujourd’hui que parfois les droits des enfants et ceux des migrants. Certes, le récit n’est pas sans défaut. Qui peut croire qu’un chat et un chien puissent se conduite en détectives ? Le marché aux puces paraît bien éloigné du Passage Saint-Ange. Sur 8 pages, l’auteur intègre un conte indien, Les deux frères, qui brise le rythme du récit.
Néanmoins, ce roman mérite d’être redécouvert car il n'a rien perdu de son actualité. 

dimanche 25 février 2018

Collection "Le livre tv" aux éditions de l'Amitié G.T. Rageot (1963-19*64)


La collection « Le livre tv » aux Éditions de l’Amitié G.T. Rageot

Les Éditions de l’Amitié créent l’éphémère collection illustrée au format de poche : "Le Livre TV" qui ne fournira que 13 titres de 1963 à 1964. Pourquoi ce titre ? Parce que la couverture cartonnée et quelques hors-texte présentent des illustrations photographiques inscrites dans un écran de téléviseur aux bords arrondis ! On est passé en France de moins de 4000 récepteurs en 1950 à plus d’un 1 400 000 en 1959 et la 2e chaîne va apparaître en 1964. C’est le type de collection qui ne change que d’enveloppe.
Cet astuce de l’image inscrite dans un écran de l’époque n’est même pas original puisque le procédé est déjà utilisé depuis 1961 et jusqu’en 1963 par les édition O.D.E.J. pour leur collection « Junior ». 
À l’heure où l’on diffuse les feuilletons : Thierry La Fronde, héros médiéval créé par Jean-Claude Deret, superbement incarné par Jean-Claude Drouot, Le Chevalier de Maison-Rouge (d’après Dumas) avec le virevoltant Michel Le Royer, et Au nom de la loi, inséparable de l’image de Steve Mac Queen (Josh Randall) et de sa carabine au canon scié, la collection ne publie aucun récit lié à la télévision, à une exception près.
En effet, dans un récit situé dans le XVIIe arrondissement de Paris, intitulé Passage Saint-Ange, l’auteur Claude Bailly (c'est un des pseudonymes d'Hélène Chaulet) fait apparaître, pour la plus grande joie de ses jeunes amis du quartier populaire, la jeune fille aveugle Clara, « à la voix d’une pureté merveilleuse », sur un écran de télévision. (Nous reviendrons bientôt sur ce roman).  


Chaque volumes est illustré de deux photographies en couleur et d'illustrations en noir et blanc assez nombreuses.
On rencontre des rééditions d’auteurs connus comme Michel-Aimé Baudouy : Bruno, roi de la montagne, un récit datant de 1953, raconte la vie de l’ourson orphelin Bruno, recueilli par une fermière des hauts plateaux des Pyrénées. Echappé, brutalisé par des bandits, rendu brutal par les mauvais traitements, victime d’un truand déguisé en « faux-ours », Bruno est finalement recueilli par son ancienne maîtresse qui adoucit son comportement. Plusieurs romans ont déjà été publiés dans la collection « Heures joyeuses », chez Rageot.
De Geneviève Dardel, Sur les traces du « Pourquoi-Pas ? » qui ressuscite le Commandant Charcot connaît une nouvelle vie, bien après son édition originale en 1945.  De L.N. Lavolle (Hélène Chaulet), on publie en 1963 une nouveauté : L’Otage de Rome. C'est l’histoire d’un esclave libéré, au IIIe siècle après J.C., en Sicile, à l’époque où Constantin, le futur empereur, est encore adolescent. Le récit donne des aperçus intéressant sur la civilisation romaine.
Robert Brassy publie aussi une nouveauté en 1963, Johan des fjords. L’orphelin Johan, héritier de ses ancêtres vikings a une passion pour la mer. Recueilli avec son amie Jouetta par une famille de pêcheurs pauvres, après une année de mauvaise pêche, le garçon et son amie doivent aider, à l’intérieur des terres, un riche fermier pour la moisson. Conquis par la gentillesse des deux enfants, l’homme leur lègue ses biens.   


Sont aussi des rééditions, les traductions d’ouvrages de E.T.A. Hoffmann (Histoire d’un casse-noisette) de l’Allemand Fritz Steuben, alias Erhard Wittek (1898-1981). Steuben était très présent, très tôt, chez Rageot, dans la collection "Heures joyeuses" pour le cycle de l’Indien Tecumseh (9 volumes en tout) dont on réédite seulement deux titres Pieds-agiles et Filles à l’arc et Flèche volante. Le récit de H. Queling, En route pour l'Himalaya, déjà édité dans la collection "Heures joyeuses"en 1947, est aussi une traduction de l'allemand.
Trois traductions d’Édith Vincent apparaissent : Un garçon manqué de A. Sétala, Le Trésor de Quarocuya de K. Mast (1963) et Une année merveilleuse de N. Barnes.
  Le Trésor de Quarocuya situe son action dans la montagne, à la frontière entre Haïti et Saint-Domingue. Les garçons Ramon et Delio poursuivent le meurtrier qui a blessé et dévalisé le père de Delio. Ils sont aidés par le Blanc Don Carlo qui les protège et dirige une  expédition en montagne. Après l’arrestation du meurtrie repéré par Ramon, les deux garçons pourront réaliser leur rêve : être chauffeurs de camions en ville.
 Une année merveilleuse se passe en Amérique chez des gentlemen-farmers. La jeune fille Ellen (12 ans) quitte le Kansas pour le Colorado où son père, ancien avocat,  devient planteur de pommiers. Ellen s’adapte d‘autant mieux à sa nouvelle vie qu’elle se lie d’amitié avec le jeune Anglais Ronnie. Randonnées à bicyclette, amitié partagée et vie familiale harmonieuse justifient amplement le titre du récit. 
  Traduit de l’italien Cent lires à l’aventure de G. Anguissola raconte les péripéties d’une pièce de cent lires depuis son acquisition par une jeune écolière pour acheter son journal, jusqu’au jour où elle s’enfonce dans le sable du désert, après l’accident d’avion dont est victime le dernier propriétaire de la pièce, un jeune soldat.
Malgré l’artifice du procédé, le récit conserve un certain intérêt.
  Les illustrateurs de la collection n’ont guère laissé de traces, sauf Pierre Rousseau (L’Otage de Rome) et Bernard Ducourant (Sur les traces du « Pourquoi-Pas ? »).

Voici 4 exemples tirés de la collection "Junior" éditée par O.D.E.J. à Paris. Elle publie des romasn classiques ou populaires pour garçons et filles à partir de 12 ans.
Si l'illustration de couverture s'inscrit dans un espace évoquant un écran de télévision, aucune allusion n'est faite sur ce moyen de communication en pleine expansion.


   


jeudi 15 février 2018

Johnny Hallyday dans la presse des jeunes, début années 60


Johnny Hallyday dans la presse des jeunes au début des années 60

Tant pis si l’actualité tonitruante sur le sujet ne s’y prête pas, voici quelques images du chanteur apparues surtout dans le journal « Pilote » en 1962 et 1963.

Marcel Bisiaux, est nommé rédacteur en chef du journal « Pilote » en janvier 1962. Sous-titré « Grand magazine des jeunes » puis « Magazine des jeunes de l’an 2000 », l’hebdomadaire cible maintenant un public adolescent et parle bientôt des « copains », avec l’assentiment de Georges Dargaud et la désapprobation de Goscinny, de tout temps réfractaire à toutes les modes. 
A la fin de l’année, quelques couvertures sont vouées aux « vedettes » de la chanson. (Le magazine Salut les copains, né en 1962, qui tire alors à plus d’un million d’exemplaires suscite des envies de copier une formule qui réussit et Marcel Bisiaux veut adapter Pilote à la nouvelle mode en faisant intervenir vedettes de la chanson et animateurs proches de ce courant. 
C’est une lourde erreur car les lecteurs, dont on a sous-estimé le goût et l’intelligence, ne suivent absolument pas.  
En 1963, Marcel Bisiaux cède de plus en plus à la mode yé-yé. Anne-Marie Peisson, speakerine télévisuelle, et François Janin interviennent dans le journal, tout comme Jacqueline Caurat pour la philatélie. On recrute Roger Couderc et son fils Laurent pour parler des sports. 
Outre Johnny Halliday, les chanteuses Françoise Hardy, Sheila et Sylvie Vartan accaparent la Une du magazine. Tout cela  provoque une chute vertigineuse des ventes. Un événement annexe a pu jouer en introduisant une mauvaise image de la génération « yé-yé ». C’est la fameuse fête organisée le 22-23 juin 1963, place de la Nation par Daniel Filipacchi, créateur du journal et de l’émission de radio correspondante sur Europe n° 1 : Salut les copains. (On fête le 1er anniversaire du mensuel). Des journalistes comme Philippe Bouvard et Pierre Charpy (« Salut les voyous ») se déchaînent alors contre cette jeunesse turbulente. Heureusement à contre-courant, Edgar Morin, en juillet 1963, fait part de ses réflexions plus positives dans Le Monde.


Fin 1963, c’est  la naissance d’un vrai journal de bandes dessinées quand Dargaud renvoie Bisiaux, menace de saborder « Pilote » et appelle Goscinny et Charlier pour sauver le journal. Ils deviennent corédacteurs en chef en septembre (Charlier jusqu’en octobre 1972).

Johnny Hallyday devenu « L’idole des jeunes » (expression vient d’une chanson de Ricky Nelson, on l’oublie souvent), a déjà imposé sa musique rock et « yé-yé » (selon Edgar Morin dans le journal « Le Monde »).


Johnny Hallyday s’est déjà produit auparavant au Palais des Sports en 1961, à l’Olympia en 1962. Il est apparu seul ou avec Sylvie Vartan sur des couvertures du mensuel « Salut les copains », en 1962, sous la houlette de Frank Ténot et Daniel Filipacchi, animateurs de l’émission éponyme sur Europe N° 1 depuis 1959. (Le titre est inspiré par une chanson de Pierre Delanoë chantée par Gilbert Bécaud depuis 1958).


En 1969-70, paraissent sept numéros de l’hebdomadaire « Johnny le journal de l’âge d’or ». Cet illustré mêlant des bandes dessinées actuelles de qualité médiocre et des classiques de l’âge d’or américain avait peu de chances de durer, surtout que le nombre de pages se réduit au fur et à mesure des parutions.




Profitant dans doute de la sortie du western spaghetti de Sergio Corbucci et Gastone Moschin, « Le Spécialiste » avec Johnny Hallyday en vedette, Dans ce western assez conventionnel, Hud le cow-boy se rend à Blackstone pour venger son frère. Jean Tosan et Alain Schwartz ont lancé leur journal grand format mais en oubliant de consacrer au moins un article au chanteur-acteur. Toutefois, la sortie du film s’est accompagnée d’une adaptation (inachevée) en bande dessinée par le grand Jijé (alias Joseph Gillain), avec la collaboration de son fils Philipp, sous le titre Hud, le spécialiste (8 planches seulement sont parues).   


        Les couvertures de "Salut les copains" concernant Johnny Hallyday sont bien connues. C'est pourquoi je n'en reproduis qu'une, celle du numéro 10. J'ajouterai celle d'un numéro de "TOP Réalités Jeunesse", un bimensuel moins connu. Cette photo de Johnny Hallyday à cheval évoque probablement le western camarguais de Noël Howard "D'où viens-tu Johnny ?" tourné en Provence en 1963 et dans lequel Johnny Hallyday chante : "Pour moi la vie va commencer" sur des paroles de Jean-Jacques Debout.