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lundi 18 juillet 2011

Romain Simon, illustrateur aux éditions BIAS



Romain Simon, illustrateur aux éditions BIAS

Après Les Contes du fraisier sauvage de Henri Pourrat et Les Contes du lutin de Jehanne Roche (une réédition s’intitule Histoires du gentil lutin), Romain Simon met en images deux aventures de La Poulette blanche de Marguerite Soleillant en 1958, un an avant l’illustrer quelques Fables de mon jardin de Georges Duhamel (recueil réédité sous le titre Contes de mon jardin). Au cours des années 60 et 70 s’ajouteront en 1965, les illustrations des Contes de l’hiver et Contes de mon chalet de Paul-Jacques Bonzon, de La Rencontre de Poucet et Petit-Bec du Néerlandais Jaap Ter Harr et de Mon ami l’écureuil de Maurice Genevoix. Notons trois couvertures différentes pour Trois contes (anciens et nouveaux). Plusieurs ouvrages apparaissent dans la collection « Jeunes années », tel Gentils animaux à la superbe couverture. Ses dernières collaborations avec les éditions Bias, après un retour sur La Fontaine en 1977, avec Trois fables racontées par Ghislaine Laramée, se concrétisent par les albums La Vie des bois et Gentils animaux.

Bibliographie :
Jehanne Roche, Ill. Romain Simon : Contes du Lutin Editions BIAS, 1955.
Réédition sous le titre : Histoires du gentil lutin, « Jeunes années ».
Guylaisne, Ill. Romain Simon : L’Ami des animaux, « Surprise », [28 p.], BIAS, 1955.
Marguerite Soleillant, Ill. Romain Simon : Les Aventures de La Poulette blanche. 1. Le Marché d’Ambert Coll. « Belles lectures », [48 p.], BIAS, 1958.
Marguerite Soleillant, Ill. Romain Simon : Catherine et la Poulette blanche. 2. Au bois de Chanabert Coll. « Belles lectures », [43 p.], BIAS, 1959.
Georges Duhamel : Fables de mon jardin « Jeunes années », B.I.A.S., 24 p., 1959. (ouvrage réédité sous le titre Contes de mon jardin).
André Louis Blanc, Ill. Romain Simon : Narcisse le chaton orgueilleux BIAS, 1959.
Autres éditions : [André Louis Blanc], Romain Simon : Le Chaton orgueilleux 20 p. BIAS 1969, 1975. Collection « Gamin, gamine », 1985.
Romain Simon : Narcisse le chaton courageux « Papillons », 25 p., BIAS, 1960. R. 1975 et 1985.
Romain Simon : Sidoux, l’aimable chevreau BIAS, 1960 ? (Cité par Marc Soriano en 1960).
D’après Grimm : Les Animaux musiciens Illustrations de Romain Simon « Jeunes années », BIAS, 1982.
Henri Pourrat : Contes du fraisier sauvage, ill. Romain Simon, « Pilote », 45 p., B.I.A.S., 1957.
Louise Mercier, Ill. Romain Simon : Pitouk le petit lapin, n. p., Coll. « Papillons », BIAS, 1964 et Coll. « Gamin, gamine », G.P., 1975.
Paul-Jacques Bonzon : Contes de l’hiver, illustrés par Romain Simon, « Anémones », Editions B.I.A.S., 93 p., 1ère éd. 1960, R. 1965.
Paul-Jacques Bonzon (1908-1978) : Contes de mon chalet, illustrés par Romain Simon, 92 p., 20 cm sur 14, « Anémones », Editions B.I.A.S., 1965
Jaap Ter Haar, Ill. Romain Simon : La Rencontre de Poucet et Petit-Bec (trad. du néerlandais et adapté par Jacqueline Michel), 92 p., « Anémones », BIAS, 1962. R. 1965. « Bias poche »
Maurice Genevoix, Ill. Romain Simon : Mon ami l’écureuil BIAS, 1973.
J.-P. Bayard, Ill. Romain Simon : Les Trois petits cochons, « Jeunes années », BIAS, 1971 et 1973.
Romain Simon : Trois contes, Illustrations de Romain Simon, 96 p., BIAS, 1976
Romain Simon : 3 contes, Illustrations de Romain Simon, BIAS
Romain Simon : Trois contes anciens et nouveaux illustrés par Romain Simon, BIAS
La Fontaine : Trois fables racontées par Ghislaine Laramée, Ill. Romain Simon, B.I.A.S., 1977 et 1978.
Romain Simon : Gentils animaux, [30 p.], « Jeunes années », BIAS, 1979.
Romain Simon : En Camargue Coll. « Papillons II », BIAS.

Romain Simon, illustrateur chez Delagrave



Romain Simon, illustrateur chez Delagrave

Chez Delagrave, de 1961 à la fin des années 70, Romain Simon va mettre en images des textes et des auteurs connus, voire « classiques ».
C’est d’ailleurs dans la luxueuse « Bibliothèque des belles œuvres » que paraissent Histoires de bêtes et Nouvelles histoires de bêtes de Louis Pergaud bénéficiant d’illustrations en noir et blanc et en deux tons et couleurs. D’Alexéi Tolstoï, il illustre La Jeunesse d’Igor (1962). En 1967, quand paraît Ratapla, renard de Camargue, (avant Salicorne), les images de Romain Simon accompagnent aussi Un roman de Renart et La Princesse, la biche et le chevalier de René Guillot. Plus tard, l’auteur recourt encore au même artiste pour Monsieur le cheval (1969) et, en 1969, pour une nouvelle édition de Sama, prince des éléphants aux images très soignées De Pompon, le petit âne des tropiques au Cirque Zigoto, cinq ou six livres de lectures écrits par Paul-Jacques Bonzon sont agrémentés d’images gaies et colorées de l’artiste d’origine lorraine qui donne en particulier vie à l’âne Pompon, un animal qu’il a toujours aimé dessiner depuis 1949 (mais il apprécie tout autant de mettre en scène le renard rusé, libre et malicieux).

Alexéi Tolstoï : La Jeunesse d’Igor Delagrave, 1962.
Louis Pergaud : Histoires de bêtes, ouvrage illustré par Romain Simon, "Bibliothèque des belles œuvres", Librairie Delagrave, 1961, 159 p. Rééd. en 1966. Ill. en deux tons et couleurs (plusieurs couvertures).
Louis Pergaud : Nouvelles histoires de bêtes, ouvrage illustré par Romain Simon, "Bibliothèque des belles œuvres", Librairie Delagrave, 1966, 159 p.
Paul Berret : Contes des brûleurs de loups, Ill. Romain Simon, « Bouton d’or », Delagrave, 116 p. 1963.
Anne Freeling, texte français d’Alain Valière, Ill. Romain Simon : La Cage aux singes 121 p., Coll. « Bouton d’or », Delagrave, 1965.
Marcelle Vérité : Ratapla, renard de Camargue, suivi de La Bataille d’Alabrun ill. : Romain Simon, 133 p., Delagrave, 1967.
René Guillot, Ill. Romain Simon : Un roman de Renart, Ill. R. Simon, 157 p., « Oriflamme », Delagrave, 1967.
René Guillot, Ill. Romain Simon : La Princesse, la biche et le chevalier, Ill. Romain Simon, 123 p., 22 cm sur 16, « Bouton d’or », Delagrave, 1967.
René Guillot : Monsieur le cheval, Ill. Romain Simon, « Gentiane », 104 p., Delagrave, 1969.Réédition en 1977.
René Guillot : Sama, prince des éléphants, Ill. Romain Simon, Delagrave, 1974.
Mad H Giraud, Ill. Romain Simon : Le Roman de Renart Delagrave, 1969, 127 p.
Paule Billon, Ill. Romain Simon : Le Jugement des bêtes « Gentiane », Delagrave, 1970.
Paule Billon, Ill. Romain Simon : Petit Emeraude Delagrave.
Grimm : Blanche-Neige et autres contes, Ill. Romain Simon, 97 p., « Gentiane », Delagrave, 1973.
Paul-Jacques Bonzon, Marcel Péjola : Pompon le petit âne des tropiques ill. Romain Simon, Delagrave, 1967. (Alain Millerand, illustrateur en 1980)
Paul-Jacques Bonzon : Le Château de Pompon, premier livre de lecture courante ill. Romain Simon, Delagrave, 1968. R. 1982 et 1986.
Paul-Jacques Bonzon : Pompon à la ville : 1er livre de lectures courantes, ill. : Romain Simon, Delagrave, 1975. R. 1990
Paul-Jacques Bonzon : Yani : livre de lectures suivies, ill. : Romain Simon, Delagrave, 1976.
Paul-Jacques Bonzon : Le Cirque Zigoto : Livre de lectures suivies, illustrations de Romain Simon, Delagrave rééditions 1977, 1979 et 1982. (1ère éd. 1975)
Marcelle Vérité, Ill. Romain Simon : Saladelle Delagrave 118 p. 1968 (cheval de Camargue)
Marcelle Vérité, Ill. Romain Simon : Salicorne Delagrave 118 p. 1970 (taureau de Camargue)

lundi 31 janvier 2011

Polar jeunesse Années 50-60 Séries anglo-saxonnes et françaises (II)



Années 50 : Déferlement des séries anglo-saxonnes et françaises (2e partie)

A la fin des années 50, dans la « Bibliothèque verte », naissent plusieurs séries françaises policières. L’enseignant Georges Bayard propose Michel, ou le jeune enquêteur à la française, depuis Michel mène l’enquête en 1958. Cette série à connotation policière est riche de 39 récits en 1989. Le jeune héros de quinze ans, sportif et intrépide, très intelligent, est doté d’un grand courage physique et moral.
Paul-Jacques Bonzon débute en 1961, la fameuse série Les Six Compagnons avec Kafi et les Compagnons de la Croix Rousse (retitré Les Compagnons de la Croix Rousse). Le jeune Tidou a dû quitter son petit village provençal pour habiter Lyon. Il se désole de n’avoir pas pu emmener son chien Kafi, un berger allemand. Ses amis du quartier populaire de la Croix-Rousse décident de l’aider mais Kafi, à peine arrivé, est volé alors qu’un cambriolage a eu lieu dans le quartier. Voilà la première énigme à résoudre pour Tidou et ses nouveaux amis, le Tondu (totalement chauve), le Gnafron, petit de taille, Corget, Bistèque, fils d’un commis boucher et la seule fille de la bande, la géniale et amicale Mady… Les six compagnons, alliant leurs qualités complémentaires, déjouent les pièges les plus rusés. Au total paraîtront 38 épisodes, de 1961 à 1980, mettant en scènes des enfants des rues, dynamiques et généreux, dévoués et dégourdis qui se débrouillent sans l’aide des adultes.
Georges Chaulet crée sa bande des "Quatre As" (vite adaptée en bande dessinée) et "Mademoiselle Étincelle" (chez Casterman) avant qu’Hachette n’accepte de lancer sa parodique Fantômette, en 1961.
Dès 1961, d’abord dans la « Nouvelle collection Ségur » puis dans la « Bibliothèque rose », on remarque, l'apparition d'une « mystérieuse justicière » à la poursuite de malfaiteurs dans Les Exploits de Fantômette. C'est le premier épisode de la longue série de Georges Chaulet, toujours éditée en 2011. Âgée d’une douzaine d’années, la jeune aventurière et justicière, héritière inoffensive du Fantômas de Marcel Allain et Pierre Souvestre, est vêtue d’un justaucorps jaune et masquée d’un loup de velours en hiver et de soie, l’été.
Auparavant, aux Éditions belges Casterman, la collection « Relais », publie en romans la série Les Quatre As de Georges Chaulet, devenue une série de bandes dessinées en 1964, grâce à François Craenhals, avec Les Quatre As et le serpent de mer et Les Quatre As et l’aéroglisseur. La bande de Lastic, le chef, Doc le cérébral, Dina, seule fille de l’équipe, Bouffi le gourmand bien nommé, sans oublier le chien Oscar, élucide des affaires pleines d’ombre et de mystères.
Dès 1964, apparaît Langelot, l’agent secret imaginé en 1964 par Lieutenant X (alias Vladimir Volkoff, 1932-2005). C’est la première fois que la « Bibliothèque verte » s’ouvre au roman d’espionnage quand paraît Langelot et les espions, une histoire à l’allure moderne. Sportif, agile et doué pour les arts martiaux, le jeune sous-lieutenant blond aux yeux bleus des services secrets, âgé d’environ dix-huit ans, est à l’image de son auteur : patriote, moraliste et soucieux de respecter les hiérarchies.
Chez Hachette, d’autres séries anglo-saxonnes marquent les années 60. Bennett, le sympathique collégien, parfois enquêteur d’Anthony Buckeridge précède de peu Les Trois jeunes détectives, attribués à Hitchcock.
"Bennett", série d’Anthony Buckeridge (né en 1912), traduite par Olivier Séchan, ressortit à la « school stories » de la littérature anglaise, parue d’abord en 1963 dans la collection « Idéal Bibliothèque », est amusante mais elle n’a que peu de rapports avec le roman policier. Sauf quand le collégien Bennett (alias Jennings, en anglais) s’associe avec son fidèle ami Mortimer (Darbishire), tous deux toujours pleins d’idées saugrenues, pour fonder L’Agence Bennett & Cie (1965). Conquis par la lecture de Sherlock Holmes, Bennett décide de fonder, dans le collège où il est pensionnaire, une agence de police privée.
C’est en 1964 qu’un certain Robert Arthur, journaliste de son état, imagine la série à fort suspense Les Trois jeunes détectives, attribuée à Alfred Hitchcock. Plusieurs auteurs, à partir de 1968-1969 (Dennis Lynds, Mary Virginia Carey, Kin Platt alias Nick West, Marc Brandel, William Arden…), prendront sa succession pour assurer tant bien que mal la survie de la série.
La Librairie Charpentier publie les enquêtes des Frères Hardy de Franklin D. Dixon. Cette traduction d’une série américaine du pool « Stratemayer Syndicate », fondé par Edward Stratemayer, The Hardy Boys, n’apparaît en France que dans les années 60.
N’oublions pas Le Carré d’As : les quatre Parisiennes d’Odette Sorensen, chez Hachette. Odette Sorensen (née en 1903) se lance à partir de 1965 et jusqu’en 1969 (et pas 1976, date erronée), dans la série policière du Carré d’As, illustrée d’abord par François Batet, pour la « Bibliothèque verte ». Qui sont les jeunes filles associées dans ce Carré d’As ? Quatre Parisiennes : la brune et sportive Patricia, l’As de Pique, la rêveuse Laurence, l’As de Cœur couleur châtain, sœur cadette de Patricia, la blonde et savante Annette, L’As de trèfle et la petite rousse énergique, Catherine dénommée Kito, l’As de Carreau. En lutte contre l’injustice, elles font preuve d’intuition, d’imagination et d’esprit logique pour faire triompher la vérité, aidées leur ami Marc Pidoux, « le Joker ».
Les Éditions G.P., dans leurs collections « Spirale » et « Dauphine », contribuent au genre policier par des récits autonomes et grâce à la série de Pierre Lamblin, Jacques Rogy, un détective intrépide. C’est un sympathique journaliste et détective campé par Pierre Lamblin (né en 1902), déjà auteur de vingt volumes en 1972.