vendredi 25 mars 2011

Histoire du polar jeunesse vue par Christian Grenier


L'écrivain Christian Grenier me fait le très grand honneur de présenter mon dernier essai sur son blog, hébergé par noosfere. Qu'il soit assuré de toute ma gratitude.

HISTOIRE DU POLAR JEUNESSEDe Raymond Perrin
L’Harmattan

A l’heure où la littérature jeunesse est (une fois de plus !) remise en cause, au moment où les programmes officiels tentent de minimiser (voire de condamner ?) le rôle des récits publiés dans les collections jeunesse pour « revenir aux classiques » (quelle révolution !), la publication de cet essai de Raymond Perrin est salutaire et bienvenue !
On ne présente plus cet auteur, spécialiste des « Fictions et journaux pour la jeunesse au XXe siècle » !
Ici, il nous brosse un tableau historique quasi complet, en puisant notamment ses sources dans les « illustrés » des années 50 dont les héros étaient, comme notre bon vieux Tintin reporter, des détectives à peine déguisés ! Après tout, avant la naissance de Michel (de Georges Bayard) à celle de Fantômette (de Georges Chaulet), le roman policier a eu bien des avatars (et bien des modèles dans la BD !) depuis le classique Emile et les détectives écrit en 1929 et les aventures du pilote Biggles (Captain W.E. Johns), arrivées en France en 1946 !

Raymond Perrin nous apprend que Marc Soriano, dans son premier guide de 1959, affirmait que le quart de la production des fictions destinées aux 10/12 ans relevait du roman policier ! Il nous rappelle aussi que la première collection de « vrais » policiers pour la jeunesse fut… Rageot, avec, en 1970, la sortie des Sans Atout (de Boileau Narcejac, excusez du peu !) dans sa collection Jeunesse Poche Policier !
De Bob Morane à Nick Jordan, d’Alice (détective !) au Club des Cinq en passant par le trop vite oublié Paul Berna et le médiatique Vladimir Volkoff ( eh oui… Lieutenant X, c’est lui !), Raymond Perrin nous livre une liste impressionnante de titres et d’auteurs avant d’aborder les années 80, où, avec Souris Noire, s’affirme « la légitimité irréversible du polar ».
Impossible, bien entendu, de livrer ici la liste des auteurs, des éditeurs, des collections, des ouvrages et des héros qui prennent ( enfin ) le roman policier au sérieux. Chaque éditeur veut la sienne : Lune Noire, Heure Noire, Page Noire…
En conclusion, Raymond Perrin nous propose une brève réflexion sur « l’histoire sans fin d’un genre apprécié » avant de nous livrer la liste ( impressionnante ) des héros-détectives et un index de ( presque ) tous les noms propres cités.
De la belle ouvrage !

« Une véritable histoire du roman policier pour la jeunesse reste à écrire ! » affirmaient François Ballanger et Catherine Chauchard en 2003.
En 2011, voilà qui est fait.
Merci Raymond Perrin !

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