jeudi 24 janvier 2019

MARIJAC le journal COQ HARDI et le cow-boy JIM BOUM (2)


Marijac, créateur du Journal Coq Hardi

Prisonnier, évadé, résistant en Auvergne pendant l’Occupation, Marijac, en novembre 1944,  dans une France qui n’est pas encore entièrement libérée, après son petit journal artisanal Le Corbeau déchaîné, crée son Coq Hardi, journal résistant à Clermont-Ferrand (republiant Les Trois Mousquetaires du maquis de Marijac, ridiculisant déjà l’occupant dans Le Corbeau déchaîné) pour 10 numéros. Ce journal si typiquement français deviendra le creuset d'une nouvelle école de bande dessinée, trop souvent occultée par la bande dessinée belge.
Outre dans les suppléments du journal Coq Hardi, n° 1 à 13, édités à Clermont-Ferrand Marijac publie aussi très vite Les Trois Mousquetaires du maquis dans le magazine hebdomadaire parisien Coq Hardi



Ce n’est qu’en avril 1946 que Coq Hardi reparaît jusqu’en mai 1955. (Il est suivi par Coq Hardi Je serai jusqu’en février (et le mensuel Cocorico pour 4 numéros en 1957). Marijac rappelons-le, exerce les fonctions de dessinateur, scénariste, rédacteur en chef, éditeur, voire maquettiste...

Jim Boum dans Coq Hardi

Le journal illustré publiera peu d’épisodes de Jim Boum :



En 1946, paraît Le Saumon d’argent (repris dans Cocorico en 1947 et dans l’album Le Mustang fantôme). Jim Boum affronte la bande criminelle d’un certain Hirlanders qui souhaite l’éliminer. Les indiens fréquentent aussi la région…



Dans Jim Boum sur la piste infernale en 1947, l’action démarre en Californie où le procureur général confie à Jim une mission délicate. Il s’agit d’enquêter sur un accident mortel troublant...



En 1950, Jim Boum est embarqué dans L’Étrange croisière du squalus.  C’est ainsi que Jim Boum entre dans la science-fiction en étant porté par un appareil construit par le professeur Salanas, appareil qui est parachuté sur la plante Mars au milieu de monstres ailés…  
Trois épisodes paraissent en 1954 : Le Canyon sans espoir, La Diligence tragique et Le Secret des monts maudits.



Dernier épisode publié : Chasse à l’homme au pays des jivaros, chasseurs de têtes en 1955. Jim Boum, qualifié de « célèbre scout américain » est envoyé par le 2e bureau de Washington sur les traces d’un avion disparu. Cet avion contiendrait des documents relatifs à la fameuse arme secrète « L’Irradium X 40 »…        

De 1947 à 1950, Coq Hardi publient des bandes dessinées d’auteurs français chevronnés : Etienne Le Rallic (Poncho Libertas, Le Fantôme à l’églantine), Raymond Cazanave (Capitaine Fantôme), Auguste Liquois (Guerre à la terre), Calvo (Cricri souris d’appartement), Dut (Sitting Bull le chevalier rouge), Poïvet, Kline, Noël Gloesner (Colonel X), Erik (André Jolly, Papou détective privé), Mathelot (Le Grand Cirque), Pellos (La Vie de Marcel Cerdan), sans oublier Mat, Daniel Laborne et Claude Marin...
Il va de soi qu'il conviendrait d'ajouter les bandes créées ou rééditées par Marijac. 
Bien qu’il prétendre défendre une bande dessinée essentiellement française, Marijac a tout de même publié les bandes étrangères de Hogarth (Drago), Fred Harman (Red Ryder), Ed Dodd (Mark Trail), Martin Branner (Ursule et Cie, Bicot), Benito Jacovitti (Pippo, Tar-Zan), Ferdinand (Mik), Kidnapped (Robert Webb, …   


Mais en 1950, la reprise de Coq Hardi par les éditions de Montsouris marque un tournant qui déplaît à Marijac déplorant l’embourgeoisement du journal.   
Des suppléments du journal, baptisés Magazines Coq Hardi, de format « à l’italienne » publient 71 fascicules de bandes dessinées en noir et blanc et plusieurs épisodes de Jim Boum. D’ailleurs, dans ces fascicules, Marijac se réserve la part du lion.   



Le journal Coq Hardi publie en outre sa "Collection Coq hardi", de romans illustrés bon marché de 50 pages, brochés, de petit format, publiés aux éditions SELPA de Clermont-Ferrand. Paul Bérato, un des maîtres du roman populaire, y publie des récits sous deux  pseudonymes, celui de Paul Mystère dès le n° 1, L'Or des Alfourous, illustré par Marijac et pour une douzaine de titres, et celui de Yves Dermèze qui signera encore 12 romans d’aventures. George Fronval, Maurice de Moulins, Albert Bonneau, Maurice Limat et Edmond Romazières sont là, comme les illustrateurs Dut, Étienne Le Rallic, Georges Bourdin ou Christian Mathelot.
        

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