vendredi 13 juillet 2012

"Fantasia" (Magnard) : La Ville aux sept collines (P. Debresse) (6)


« Fantasia » (Magnard) : La Ville aux sept collines (6) 

C’est en en 1970 que Pierre DEBRESSE publie le roman historique La Ville aux sept collines, illustré par Philippe LORIN (avec une jaquette entièrement illustrée et 8 hors-texte en couleurs, comme c’est la coutume dans cette collection).


L’action se passe à Rome au IIe siècle après J.-C. puis à Lugdunum (Lyon), cinq ans plus tard.

         Sous le règne de l’empereur  Marc-Aurèle, à Rome, deux garçons sont amis. Fulvius, âgé de 15 ans, fils de sénateur, a bénéficié de l’éducation d’un précepteur et envisage de poursuivre ses études. Lucius, son cadet d’un an, est fils de négociant. Il va devoir quitter l’école pour travailler avec son père. A cause d’une promenade trop longue au marché de Trajan, il subit un châtiment corporel que son amie Pauline tente d’atténuer grâce à un onguent.
Lors d’un spectacle de courses de chars au cirque Maxime, les deux amis font la connaissance d’une belle jeune fille prénommée Lydia. A la suite d’un pari, Fulvius invite la jeune fille à venir chez lui le jour où il revêtira la toge virile.
Après un copieux repas en l’honneur de Fulvius, dans la riche demeure du sénateur, Lucius reconduit Lydia jusqu’à l’amphithéâtre Flavien mais « la fille aux sept collines » le supplie de ne pas l’accompagner plus loin : son domicile doit rester secret.
Dévoré par la curiosité, Lucius apprend par un mendiant que Lydia est la fille du gladiateur Sertorius. Elle habite chez un tailleur où il se rend. Il subit la colère de ce père ivrogne et irascible qui brutalise sa fille. Lydia, en tombant, laisse apparaître sur son épaule une tache en forme d’étoile. A son retour à la villa, Lucius constate que Fulvius et ses parents ont mystérieusement disparu.
Introduit imprudemment dans le banquet des gladiateurs pour retrouver Lydia qui a déménagé, Lucius est contraint de s’enivrer. Quand il se réveille, c’est pour assister au combat mortel de Sertorius habillé en mirmillon contre le rétiaire Flamma. Lucius intervient dans l’arène pour obtenir la grâce du gladiateur. C’est trop tard : Sertorius agonise après avoir avoué qu’il a vendu sa fille Lydia.


Cinq ans plus tard, alors qu’il s’apprête à partir pour Lugdunum afin d’y célébrer ses fiançailles avec Pauline, Lucius retrouve Fulvius devenu avocat (rhéteur) dans une salle de lecture. Aux Thermes, il constate que Fulvius porte sur le dos la même tache en forme d’étoile que Lydia.
A Lyon, Lucius et Pauline sont désormais fiancés. Après une intervention pour défendre un groupe de chrétiennes lapidées dont Bellia, la fille d’un armateur, Lucius retrouve Lydia devenue esclave. Les fiançailles sont bientôt rompues entre Lucius et Pauline.
De retour à Rome, Lucius apprend par une devineresse que Lydia est en fait la soeur de Fulvius. Or, elle vient d’être emprisonnée avec les chrétiennes.
Prévenu par son ami, Fulvius contraint son père à reconnaître la jeune fille, avant de galoper vers Lyon.
Lors d’une tentative ratée de libération des chrétiennes, Lucius est blessé à l’épaule et se cache dans un jardin. Pendant ce temps, Fulvius obtient de Marc-Aurèle un ordre de mise en liberté pour Lydia.
Pauline, nerveuse, découvre Lucius et le fait soigner mais elle doit le quitter pour assister aux jeux avec le fils du gouverneur, Sextus. Alors qu’a lieu le supplice de Blandine et de Pontique, Pauline s’éclipse et va prendre en prison la place de Lydia qui se retrouve au chevet de Lucius.
Croyant libérer Lydia, Fulvius se rend à la prison avec Sextus. Furieux d’avoir été joué, Sextus laisse Pauline en prison. Bientôt, les chrétiens libérés par ruse sont lapidés et Fulvius retrouve Pauline défigurée.
Elle lui avoue qu’elle avait dénoncé Bellia comme chrétienne, ce qui n’empêche pas Fulvius de lui déclarer son amour.          
Lucius et Lydia se marient. Si le garçon connaît la trahison de Pauline et la lui pardonne, seule Lydia ignorera la vérité. Fulvius et Pauline assistent d’ailleurs à la cérémonie d’union de Lydia et Lucius.

On le voit, il s’agit d’un roman d’amour mêlé aux événements de l’époque et aux multiples rebondissements. On assiste à la lutte aux frontières contre les Barbares, à la persécution des chrétiens à Lugdunum, aux jeux du cirque où s’affrontent fauves et gladiateurs.
La documentation est solide pour rendre compte des moeurs de la société romaine de l’époque.
Toutefois, le souci de restituer avec précision la vie quotidienne conduit à utiliser un vocabulaire complexe et propre à la civilisation latine, difficile à assimiler pour un adolescent d’aujourd’hui. L’emploi d’une langue riche et même parfois un peu précieuse, rendrait aujourd’hui problématique la compréhension d’un tel roman par les jeunes.
(Donnons un  seul exemple pris à la page 31. Des cavaliers donnent un spectacle acrobatique et l’auteur écrit : «  C’était une débauche de prouesses dispersées que saluaient des salves d’applaudissements. »)   
 L’ouvrage a longtemps servi dans les collèges pour une initiation à la civilisation latine.       

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