mardi 8 août 2017

Plaisirs des contes, une collection qui fait appel à des auteurs renommés

« Plaisirs des contes » chez Casterman, une collection qui fait appel à des écrivains renommés

La vénérable maison d’édition belge Casterman (née en 1776), au cours des années 50, fait appel à des écrivains contemporains pour alimenter en contes très divers la collection "Plaisirs des contes" née au XXe siècle et encore bien vivante au cours des années 70.


C’est Marcelle Vérité (alias Marcelle Vigneron, 1904-1994) elle-même conteuse prolifique qui dirige la collection. Elle y publie d’ailleurs  Tiline et autres contes en 1962, avant Conte des étoiles, deux recueils illustrés par Isabelle Ivanovsky (1910-2006), une illustratrice de qualité maintes fois sollicitée, et Le Pays merveilleux (1969), une histoire de licorne illustrée par Colette Fovel. La collection (de format 19,5 cm sur 23,5 cm), imprimée sur beau papier épais et résistant se distingue de son aînée « L’Âge d’or » en publiant seulement des auteurs du XXe siècle. D’abord Joseph Peyré (1892-1968) qui situe au pays basque Le Pré aux ours (1959) et Yvonne Escoula (1913-1987) dont Le Petit homard est illustré par Élisabeth Ivanovsky. 


Paul Guth (1910-1997) crée le personnage récurrent apparu dans Moustique et le marchand de sable (1958), puis dans Moustique et Barbe-Bleue (1959), avant Moustique dans la Lune (1963), trois ouvrages illustrés par Alain Grée. Après Henri Bosco (1888-1976) et son Bras-de-fer (1959), corsaire brave et généreux, illustré par Romain Simon (1916-2007) et Maurice Genevoix (1890-1960) "de l'Académie française" contant Les Deux lutins (1961), André Dhôtel (1900-1991) décrit La Plus belle main du monde, en 1962), quand Minou Drouet (enfant-poète, née en 1947, contestée dans les années 50, en particulier par Breton et Cocteau), est plus crédible dans La Patte bleue. Trois de la flibuste (1963) de Michel de Saint-Pierre (1916-1987) et Le Criquet d’or (traduit de l’espagnol) de Ana Maria Matute (1925-2014), précèdent Le Robinson de la rivière (1964), beau récit d’André Dhôtel, illustré par Colette Fovel (née en 1929). Notons avec des illustrations de Romain Simon, quatre recueils de Louise Bellocq Contes de mes bêtes, Contes de mes bêtes au vent (1962), précédant Contes de mes bêtes à l’aventure (1967) et Contes de mes bêtes sous la lune.  Renée Massip (1907-2002) raconte L’Aventure du lièvre blanc avec des images d’ Élisabeth Ivanovsky. En 1970 paraît Alexis dans la forêt Foly, de François-Régis Bastide (1926-1996). 


Le conteur et poète Henri Gougaud (né en 1936)  trouve une collection pour deux recueils réputés : Contes de la Huchette et Contes du vieux moulin « imagé par Philippe Lorin ». Le prolifique et généreux Bernard Clavel (1923-2010)  « de l’Académie Goncourt » propose en 1979 La Maison du canard bleu et Le Chien des Laurentides. Parmi les écrivains français de renom, hélas disparus, il faut encore citer Dominique Rolin (1913-2012) pour Le Fauteuil magique et Casquette ou les tribulations d’un chien, Jean-Louis Curtis (1917-1995) (La Rose de Daoud),  Suzanne Prou (1920-1995) (Érika et le prince grognon), Daniel Boulanger (1922-2014) (Le Chant des matelots). N’oublions ni l’écrivaine belge Françoise Mallet-Joris (disparue en 2016) pour Le Roi qui aimait les fleurs ni Simonne Jacquemard (1924-2009) à qui l’on doit Philippine et la coccinelle à sept points. Souhaitons longue vie à Georges Emmanuel Clancier (né en 1914) dont L’Enfant de neige est illustré par Jean-Claude Luton et à l’écrivaine tsigane Sandra Jayat (Kourako). D’Amérique sont venus les contes de Pearl Buck (1892-1973) : Le Vieux hêtre et Un jour de bonheur et la Québecoise Andrée Maillet (1921-1995) a proposé Le Marquiset têtu « imagé par Françoise Bertier ».


Avouez que cette collection, décidément très littéraire et soigneusement illustrée, méritait bien ce petit rappel.       


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