vendredi 5 décembre 2014

Intérêt historique et littéraire de l'album amicorum, l'exemple de CORNUCOPIA

L’album amicorum CORNUCOPIA et Martinus HANKIUS

Si l’album CORNUCOPIA comporte si peu de pages écrites, c’est peut-être parce que Nicolai Lucae était très exigeant sur le choix des personnalités qu’il sollicitait.
Les noms de Daniel Caspar von Lohenstein, Marcus Mappus, Johannes Gedhardus, Christophori Pfautzii (connu pour ses compétences en mathémathiques et en astronomie), pour ne citer que quelques personnalités, ont encore laissé aujourd’hui des traces de leur notoriété.


Je voudrais aujourd’hui à partir d’un seul autre exemple montrer l’intérêt historique et littéraire de l’album amicorum CORNUCOPIA. Il s’agit de celui de Martinus Hankius qui intervient depuis Vratislavia le 24 avril 1677 à la page 153.
D’abord, cet exemple montre combien la graphie des noms était encore fluctuante puisque l’on retrouve aussi cet enseignant et écrivain sous les noms de  Martinus Hanckius, Martinus Hannkius, Martinus Hanke, Martin Hancke, Martin Hanke et même sous le pseudonyme de Christian Brunman.
Né à Borna en Silésie le 15 février 1933, il est décédé à Breslau le 20 avril 1709. Il est déjà connu pour ses travaux quand il devient professeur de morale, d’histoire et au St-Elisabeth Gymnasium. Vice-recteur en 1670, il a déjà publié De Rerum Romanarum scriptoribus (1669) quand il participe à l’album CORNUCOPIA. On lui doit des œuvres poétiques, des écrits moraux et des contributions à l’histoire de la Silésie. Son savoir est si réputé en 1679 que l’empereur Léopold 1er de Habsbourg (1640-1705) veut le nommer bibliothécaire impérial. Comme il ne veut pas devenir catholique, Martinus Hankius refuse le poste. Loin de lui en vouloir l’empereur le comble de cadeaux. Ses nombreux travaux souvent publiés en latin sont alors connus en Hollande, en Angleterre et en France. 

  
     


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire